Jess Franco à l’honneur !

Par Sylvain PERRET • 2 nov 2009 • Categorie: NewsContacter l'auteur

Aimer le Cinéma, à l’instar de tout autre art, c’est finir par avoir deux objectifs : soit en faire, soit en parler. Et souvent, c’est parfois une oeuvre en particulière, un artiste, un acte séminal qui déclenche la transformation du simple spectateur en véritable acteur. Prenons, non pas un mais deux exemples, situés des deux côtés de la Manche, et qui, par la plus pure coïncidence, gravitent autour du même noyau : le réalisateur espagnol Jess Franco.

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Tout d’abord, parlons d’Etienne Scherb. Grand amateur du père de Vampyros Lesbos et tant d’autres, nous avions déjà découvert son court métrage qui devait ouvrir une rubrique que par manque de temps, est sans cesse reculée et décalée. Intitulé Marcus et les Nonnes, ce court métrage nous a paru intéressant à plusieurs niveaux, de par son habileté à parler à tout passionné de cinéma déviant, en imaginant la biographie d’un réalisateur oublié par le grand public et détruit par la morale bien-pensante, finissant avec une uchronie passionnante.

Visionnable ci-dessus, nous vous conseillons plutôt de le télécharger via ce lien, et de le voir, le revoir et le montrer sur un grand écran et de bonne qualité. Les amateurs de Jess Franco reconnaîtront deux extraits de deux de ses films : Jack The Ripper et Gritos en la Noche. Ce n’est pas un hasard, car Etienne Scherb n’est pas seulement un simple fan du bonhomme, mais un vrai passionné, à tel point qu’il vient d’ouvrir un site qui lui est entièrement consacré et qui commence par ces mots :

Mon premier contact avec Franco eu lieu en 1997, à l’âge de 12 ans. J’avais, à l’époque, l’habitude d’enregistrer en cachette le cinéma de quartier de Jean-Pierre Dionnet. J’attendais alors le dimanche matin (lorsque mes parents partaient à la messe) pour visionner ces petites perles d’érotisme et d’horreur.  Un week-end, alors que mes parents s’en allèrent à leur rendez-vous dominical, j’entrepris de visionner la Comtesse noire, réalisé par un espagnol dont le nom m’était encore inconnu. L’image d’une jolie brune potelé, bavant la cyprine sirupeuse de sa jeune victime m’avait alors ensorcelé. Ce dimanche matin fut différent. Je compris que les gens rataient énormément de choses en allant à la messe, je compris aussi que je ne resterais pas insensible à l’œuvre du réalisateur espagnol.

Plusieurs critiques sont déjà disponibles, et montrent bien, si la note d’intention ci-dessus n’était pas si limpide, l’immense passion d’Etienne Scherb pour l’homme à qui l’on attribue près de 200 réalisations.

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Autre passionné, anglais cette fois, pour Franco : Stephen Thrower, journaliste et musicien anglais, travaille actuellement sur un livre biographique. D’ailleurs, il vient lui aussi d’ouvrir une page sur le web, pour parler non seulement de l’avancée de ses projets, mais aussi des films plus difficiles à trouver.

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Il est fort probable que les deux cinéphiles finissent par rentrer en contact pour partager leur passion commune, mais en attendant, ils vous la présentent en ligne.

Le site d’Etienne Scherb

Le Blog de Stephen Thrower

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