Critiques // Spécial sans parole

Par Sylvain PERRET • 17 déc 2010 • Categorie: FocusContacter l'auteur

Et hop, trois nouvelles critiques en ce vendredi ! Celles-ci ont un point commun notable, à savoir que ce sont trois films où aucun mot n’est prononcé. Dans le cas de Cauchemars et Superstitions de Victor Fleming, rien d’étonnant, vu que le film date de 1919. Découvert lors de la dernière séquence Retour de flamme de l’Etrange Festival de Paris, cette rareté est le premier film du réalisateur de Autant en emporte le temps et Le Magicien d’Oz, interprété par un Douglas Fairbanks qui cabotine entre deux séquences hallucinées :

Cauchemars et Superstitions (Victor Fleming)

Les deux films suivants sont plus atypiques. Petit maître de la série B, Russel Rouse signe avec The Thief un film d’espionnage plongé dans la paranoïa américaine de la Guerre Froide. Aucun mot ne sera prononcé durant toute la durée de cette traque implacable, mais au-delà de cet effet, le film est-il maîtrisé ? Réponse ci-dessous :

The Thief (Russel Rouse)

Enfin, finissons avec un film de Luc Besson. Oui, mais pas n’importe lequel : Le Dernier Combat, sa meilleure œuvre qui peut sans conteste rentrer dans la rubrique du Cinéma de Tonton. Les détracteurs du producteur et les ombreuses personnes clamant à tord et à travers que le cinéma français de genre est inexistant devraient voir cette merveille.

Le Dernier Combat (Luc Besson)

Avec ces trois histoires sans parole, il vous est possible de profiter des joies de cinéma différents sans pour autant attendre que les films arrivent chez nous. C’est aussi le moyen de prouver à votre cousin ou à votre petit frère que cinéma muet ne rime pas avec film chiant…

Vous aimerez peut-être...

Franco Nero présente...
Exclu : la collection été/automne de Moutier
Blackaria // Interview des réalisateurs

Laisser un commentaire