Wild Side : Prochainement en salle
Par Sylvain PERRET • 17 mar 2011 • Categorie: News • Contacter l'auteurWild Side a mis il y a peu sa base de données de productions ou de distributions à venir. A l’approche de Cannes, penchons-nous un moment sur ces films :
- Sleep tight (Jaume Balaguero) – au cinéma en 2011

Par le réalisateur de DARKNESS et de la SECTE SANS NOM, voici le nouveau film du talentueux réalisateur espagnol Jaume Balaguero. Après 3 années aux commandes des très gros succès populaires et internationaux que sont devenus REC 1 et REC 2 (avec la complicité de PACO PLAZA), le réalisateur espagnol repart seul à la réalisation d’un thriller fantastique. Ecrit par Alberto Marini (Romasanta), le film est à nouveau produit par Filmax en Espagne. Dans le rôle principal, Luis Tosar, le méchant du Miami Vice de Michael Mann, qui a également reçu le Goya du Meilleur acteur en 2010 pour sa prestation époustouflante dans Cellule 211 de Daniel Monzon.

- Agnosia (Eugénio Mira) – au cinéma en 2011
Réalisateur, scénariste, compositeur, Eugénio Mira est un génial touche-à-tout de la nouvelle vague espagnole. Auteur de plusieurs court-métrages, de nombreux spots publicitaires, d’un long métrage en 2004 (The Birthday), Eugénio Mira, quand il ne tourne pas pour lui, tourne pour les autres. Il était l’an dernier le réalisateur deuxième équipe sur Rec2. A la lecture du script d’Antonio Trashorras, lui comme les producteurs du Labyrinthe de Pan et de l’Orphelinat (dont Guillermo del Toro) ont été les premiers à avoir cru en la force de cette histoire et à avoir été bluffé par le script. Au cœur d’une intrigue « hitchcockienne », le film mêle habilement suspense, aventure et une bouleversante histoire d’amour. Il est servi par des interprètes formidables tels que Eduardo Noriéga (L’échine du diable, Capitaine Alatriste, Le Ché), Martina Gedeck (La vie des autres) et Barbara Goenaga (Timecrimes).
- The Yellow sea (Na Hong-Jin) – au cinéma en 2011
Né en 74 à Séoul, Na Hong-Jin a fait des études de cinéma, il a réalisé de nombreux courts-métrages dont certains ont été couverts de prix (A Perfect Red Snapper Dish, Sweat). Son premier long-métrage, THE CHASER, a eu un fabuleux destin : non content de remporter un succès public et critique colossal dans son propre pays, la Corée (plus de 5 millions d’entrées salles), il s’est vu accorder les honneurs d’une projection au Festival de Cannes en séance de minuit en 2008 et a créé la sensation. Il a également remporté le Grand Prix Action Asia au Festival du film asiatique de Deauville, en mars dernier. Ce premier coup d’éclat sera sans aucun doute confirmé par le prochain long métrage de Na Hong-Jin. Une seconde œuvre très attendue, un auteur à suivre absolument !

- Drive (Nicolas Winding Refn) – au cinéma en 2011
L’auteur de la trilogie Pusher, de Bronson et du Guerrier Silencieux (Valhalla Rising) réalise avec Drive sa première production américaine, et gère les cordons d’un budget en conséquence. A l’origine, le projet adapté d’un roman de James Sallis devait être réalisé par Neil Marshall (réalisateur de The Descent) avec Hugh Jackman dans le rôle principal. C’est finalement Nicolas Winding Refn qui dirige Ryan Gosling : cascadeur le jour et pilote pour la mafia la nuit. Le film, très spectaculaire, a été tourné en Californie, et bénéficie d’un casting alléchant. Outre Ryan Gosling, l’un des acteurs les plus convoités de sa génération (Blue Valentine, Half Nelson, La faille, également leader du groupe de musique Dead Man’s bones), on retrouve Carey Mulligan (Une éducation, Orgueil et préjugés, Wall Street 2, Never let me go), Cristina Hendricks, la rousse incendiaire de Mad Men, Bryan Cranston (l’acteur de la série Breaking Bad) ou Ron Perlman, le fabuleux colosse de Hellboy et Albert Brooks (Hors d’atteinte, Tendres Passions). Un cocktail prometteur !

- Cold Fish (Sono Sion) – Au cinéma en 2011
Prix de la critique de Dauville Asie
Le génial réalisateur de Love Exposure et Suicide Club porte à l’écran le crime le plus terrible et le plus sanglant de l’histoire criminelle du Japon. Racontant l’histoire vraie du plus grand serial-killer qu’ait connu le pays, COLD FISH nous plonge au cœur-même du Mal et dépeint comment un implacable et terrifiant tueur en série peut fasciner et manipuler…
En se penchant sur cette série de meurtres brutaux sans précédent (dont le nombre exact n’est même pas connu avec certitude – on parle de 50 à 100 victimes…), un sujet devenu instantanément tabou pour la société japonaise et dont tous les témoins et protagonistes sont restés jusqu’ici silencieux, SONO Sion confirme son statut de cinéaste rebelle et iconoclaste, à contre-courant de ses pairs.
Sono Sion est encore peu connu en France bien que ses films soient très originaux et novateurs. Il est considéré dans son pays comme un avant-gardiste extrêmement talentueux, ces films sont complexes, intelligents, âpres et intenses. Son sens aigu de la mise en scène, et une vision assez « Lynchienne » du cinéma font de lui l’un des talents les plus évidents de sa génération, non seulement en tant que réalisateur, mais également en tant que poète et scénariste.

- Rec Genesis (Paco Plaza) – Au cinéma en 2011
Fort du succès des deux premiers volets, le duo de réalisateurs Jaume Balagueró et Paco Plaza propose de découvrir la genèse de la terreur. Loin de l’immeuble de l’horreur, ce troisième opus de la saga espagnole [REC] (qui sera chronologiquement le premier) plonge les spectateurs dans une réalité déroutante et perturbante. Reliant les événements de [REC] 1 et 2, divulguant des informations cachées, [REC] Genesis explore les origines de ce virus qui répand le mal et en révèle l’origine.
« Les personnages principaux sont Diego Martin et Leticia Dolera, il y a un mariage, il s’agit d’un prologue, tout ce que nous verrons ne sera pas subjectif et enregistré par les caméras. » Le réalisateur Paco Plaza – El País

- Ne nous jugez pas (Jorge Michel Grau) – Au cinéma en 2011
Grâce à un concours remporté dans son école de cinéma, le réalisateur mexicain Jorge Michel Grau a pu financer son premier long métrage. Ne Nous Jugez pas (Somos lo que hay) est une vision très sombre du Mexique d’aujourd’hui à travers l’itinéraire d’une famille cannibale mexicaine. Plus proche de Luis Bunuel que d’un film fantastique traditionnel, le réalisateur nous livre un conte noir en guise de métaphore féroce de la mégalopole mexicaine. Le mélange des genres est un tour de force et surprend le spectateur. Le film, sélectionné à Cannes à la Quinzaine des réalisateurs en 2010, a créé l’événement !
- Marley (Kevin Mc Donald) – Au cinéma en 2012
Bob Marley est né le 6 février 1945 à Nine Miles en Jamaïque et décédé le 11 mai 1981 à Miami d’un cancer généralisé. Le documentaire qui lui est consacré doit évoquer sa vie depuis l’enfance jusqu’à sa longue maladie, en passant par ses débuts difficiles, par son parcours engagé pour promouvoir le reggae dans le monde, sans éluder les écarts de l’homme vers des paradis artificiels qui ont incontestablement marqués sa musique. Kevin Macdonald a déclaré : « Ce qui motivait Bob est un mystère mais les spectateurs penseront certainement un peu mieux le connaître après avoir vu notre film ». Il ajoute : « Je suis reconnaissant envers la famille Marley de me confier leur héritage ». Bien plus qu’un musicien, Marley est considéré aujourd’hui comme une idole prônant la liberté de parole, ainsi qu’un certain mode de vie. Longtemps après sa disparition, son influence reste immense.

- I Wish (Hirokazu Kore-eda) – Au cinéma en 2012
Après avoir évoqué les rites funéraires avec After Life, et le manga avec Air Doll, Kore-eda un des réalisateurs les plus prometteurs de sa génération (il a déjà goûté à la compétition au Festival de Cannes en 2004 pour Nobody Knows), revient sous les feux de l’actualité avec I Wish. Il évoque un sujet qu’il affectionne : les enfants, et à travers eux la famille. Au centre de ce film, le duo de comédiens « Maeda Maeda », dont la rencontre avec le réalisateur a été une source d’inspiration pour l’écriture du scénario. Un duo fraternel plein d’humour et de piquant pour dépeindre les liens familiaux. Kore-eda a décidé de tourner son film à Kyushu en raison de l’achèvement prévu de la ligne du train express. Dans le film, si la (re)connection familiale est au premier plan, cet événement joue un rôle important. Le train représente à la fois la solution pour réunir tout le monde, et l’espoir qu’un miracle se produise ! Un film magnifique tourné, plein d’humour, d’espoir et d’émotions !

- Motorway (Soi Cheang) – Au cinéma le 16 juin 2012
Motorway plonge le spectateur au cœur d’un thriller haletant dans la lignée de Fast and Furious. Soi Cheang nous entraîne dans une histoire un peu folle sur fond de course poursuite. Débutant comme assistant de Johnnie To, Soi Cheang entame sa carrière de réalisateur avec Diamond Hillson, film d’horreur avec des personnages cyniques. S’en suivront des succès commerciaux tels Dog Bite Dog en 2006, film d’action où la violence est stylisée, et Accident en 2009, polar sophistiqué, en compétition au festival du film de Venise. Il est alors reconnu comme l’un des jeunes réalisateurs les plus prometteurs du cinéma hongkongais.
Produit par Milkyway Image, la société de Johnnie To (un réalisateur dont la renommée internationale est établie depuis longtemps), ce film promet d’être un grand moment d’action et de suspense…

- [REC] Apocalypse (Jaume Balaguero) – Au cinéma en 2012
Après [REC] Genesis, [REC] et [REC] 2, ce quatrième volet de la saga plonge le spectateur dans l’angoisse. Le virus jusqu’alors confiné dans l’immeuble, en quarantaine, se répand à l’extérieur. S’engage alors un terrible combat entre le bien et le mal.
[REC] Apocalypse clôt, peut-être définitivement, une saga déjà culte !
Des films que nous devrions peut-être croiser lors de notre passage sur la Croisette dans 2 mois. Stay tuned !
Source : Wild Side (les résumés proviennent des communiqués de presse)

J’espère que certains de ces films alléchants seront rapidement datés plus précisément par Wild Side… ^^
Refn qui nous fait son « Fast and furious », alors que « [REC] » devient une franchise à la « Resident Evil »… on est pas au bout de nos surprises !
Cool, une intégrale Kore-Eda à Deauville 2012 (sans ses documentaires tant qu’à faire).
Au vu de la BA, DRIVE fait plus « History of violence » que « Fast and Furious »