Critiques // Special teensploitation (1)
Par Sylvain PERRET • 27 mai 2011 • Categorie: Focus • Contacter l'auteurVoilà plusieurs mois que nous voulions vous parler de ce genre sulfureux qu’est la teensploitation, dont la définition varie d’un spécialiste à l’autre. Pour notre part, nous considérons qu’il s’agit de cette petite série de films réalisés à une époque pas si lointaine où les mœurs étaient plus libertaires, et où certains réalisateurs vont mélanger une certaine image de l’enfance avec les sujets les plus étranges et transgressifs du cinéma d’exploitation, l’érotisme en tête.
My Little princess (Eva Ionesco)
La sortie prochaine du premier film autobiographique de Eva Ionesco, My Little princess, où la cinéaste revient sur son enfance où très jeune elle posait comme modèle pour sa mère nous permet d’introduire ce dossier. Certes, ce film ne peut pas être totalement inclus dans le genre (il n’est tout simplement pas un film d’exploitation).
La Maladolescenza (Pier Giuseppe Murgia)
A la fin des années 70, la même Eva Ionesco allait marquer les esprits en jouant dans l’un des films les plus scabreux et moralement dérangeants qui soit. Sorti chez nous sous le titre Jeux interdits de l’adolescence, nous revenons sur l’œuvre en tentant de discerner la frontière ici brouillée entre art et perversité.
Beaucoup moins connu, mais pourtant plus intéressant (et surtout moins complaisant), L’Immoralità est une véritable perle méconnue du cinéma ne cédant pas à la gratuité ou au caractère malsain qu’on peut lui prêter à la lecture de son résumé. Un petit chef d’œuvre sans concession et qui trouble intelligemment son spectateur.
A la semaine prochaine pour d’autres critiques du genre !



