DVD // Potemkine révèle son planning
Par Sylvain PERRET • 30 déc 2011 • Categorie: News • Contacter l'auteurPotemkine est, pour de nombreux cinéphiles, un défricheur majeur du paysage cinématographique sur support vidéo. On ne compte plus en effet les nombreuses raretés qu’il a été possible de découvrir dans des conditions remarquables que ce soit au niveau de l’image, du contenu interactif ou du packaging.

Alors que nous vous parlions de plusieurs nouveautés il y a quelques mois, voilà que nous découvrons de nouveaux ajouts dans les plannings.
- Melancholia de Lars Von Trier (3 Janvier 2012)
Le chef d’oeuvre apocalyptique du réalisateur danois.
Récompensé à Cannes par un Prix d’Interprétation pour Kirsten Dunst, qui y incarne Justine, une future mariée langoureuse qui, au côté de sa soeur Claire (Charlotte Gainsbourg) et de son mari (Kiefer Sutherland), regarde, émerveillée, la mystérieuse planète Melancholia se rapprocher.
Le film qui a fait parler de lui à Cannes pour de mauvaises raisons est une étrangeté remarquable. Certes, il faut reconnaître que le film possède quelques maladresses et n’appartient pas aux œuvres majeures de son auteur. Pourtant, il faut aussi admettre que cette odyssée vers l’apocalypse fascine du début à la fin et dégage un vénéneux parfum qui enivre et fascine.
Méritant beaucoup mieux que la vague houleuse que déclencha Lars Von Trier maladroitement (mais lourdement) sur la Croisette, Melancholia nécessite une révision loin des débats « acinéphiliques ».
- La Mouette de Yuli Karassik (3 Avril 2012)
La Russie à la fin du XIXe siècle. L’affrontement entre un jeune écrivain et l’amant de sa mère, qui séduit aussi la jeune fille qu’il aime. Ressortie en salle en février 2012 de ce classique de Karassik.
Remise en avant de cette adaptation soviétique de 1970 de la pièce de Tchekhov, qui remporta un prix à Chicago en 1973. Précisons que Lumet avait lui aussi porté à l’écran les mots du soviétique dans une œuvre grandiose.

- Elles de Malgorzata Szumowska (5 Juin 2012)
Dans ce film franco-polonais présenté à Cannes en 2010, Anne (Juliette Binoche), journaliste, découvre le monde de la prostitution estudiantine au contact de Alicja et Charlotte (Anaïs Demoustier).
Sortie en salle le 1er février 2012 prévue chez Haut et court.
Après un passage à Toronto il y a quelques mois, voilà le nouveau film de la réalisatrice de 33 scènes de la vie.

- Holly Motors de Leos Carax (Automne 2012)
Presque 13 ans après Pola X, le génie maudit du cinéma français revient avec Holly Motors. Nous suivrons pendant vingt-quatre heures la vie d’un homme-acteur qui voyage de vie en vie pour le compte d’un « réalisateur absent ». Où est sa maison, sa famille, son repos ?
Au casting : Denis Lavant, forcément, Edith Scob (Les Yeux sans visage de Franju), Michel Piccoli et la présence étonnante de Kylie Minogue et Eva Mendès.
Après un court-métrage remarqué dans l’antholgie Tokyo !, Leos Carax (Les Amants du pont-neuf, Mauvais Sang) signe son retour avec un projet mystérieux. Espérons que la prestation de Kylie Minogue soit plus convaincante que sa participation à la série anglaise Doctor Who.
Sans date à l’heure actuelle, Potemkine a confirmé son projet de travailler sur un coffret Jean Epstein avec 11 films surréalistes et avant-gardistes d’exception, en coédition avec La Cinémathèque française, dont :
- La Chute de la maison Usher (1928)
- Six et demi, onze (1927)
- La Glace à trois faces (1927)
- Mor’Vran (1931)
- L’Or des Mers (1932)
- Chanson d’Ar-Mor (1934)
- Le Lion des Mogols (1924)
- Les Aventures de Robert Macaire (1925)
- Le Double Amour (1925)
- Mauprat (1926)
Finis Terrae (1929) et Le Tempestaire (1947) n’ont pas encore été confirmés mais devraient trouver une place dans cette redécouverte d’un cinéaste dont on a quelque peu eu beaucoup de mal à découvrir l’immense travail.
Chaque film sera accompagné d’une nouvelle bande-originale composée spécialement pour l’occasion. Les styles seront variés, tout comme les artistes renommés qui participent au projet. Actualisation à venir.
- Coffret « Cinéphiles de notre temps »
Quatre films de 52min narrés par Eddy Mitchell pour retracer l’histoire publique et secrète de la cinéphilie française de 1945 à nos jours. Le tout sera accompagné de nombreuses archives rares et/ou inédites (des courts métrages de Astruc, Mitry, Rohmer, Boullet, Paviot, Pattin…), d’un DVD bonus d’une durée de 2h, d’un CD et d’un livret.
Peu d’informations sur ces documentaires cinéphiliques narrés par monsieur Dernière Séance en personne.
Notons aussi que l’éditeur élargira son champ d’action en 2012 en distribuant deux films en salle, qui ensuit seront naturellement édités en DVD.
- The Color Wheel de Alex Ross Perry
JR vient de quitter son professeur avec qui elle avait une liaison. Elle demande alors à son jeune frère de l’accompagner pour récupérer ses affaires chez lui.
Entre comédie et romance, ce road-movie tourné en 16mm retrouve brillamment l’esprit des films new-yorkais indépendants des années 90. C’est le deuxième film d’Alex Ross Perry après Impolex (2009) et déjà la confirmation d’un sens aigu de la mise en scène et des relations humaines.
- God Bless America de Bobcat Goldthwait
Employé de bureau dépressif et divorcé, Frank décide de partir en croisade contre l’Amérique moderne. Très vite rejoint par une jeune fille mystérieuse, ils assassinent ensemble ceux qu’ils jugent être les symboles de la stupidité et de la cruauté conjuguées : stars de la télé-réalité, présentateur TV, etc.
Du voisin insupportable à celui qui parle trop fort au cinéma, tout le monde en prend pour son grade. Franche comédie mais aussi satire extrêmement mordante de la société américaine, God Bless America est le troisième film du comique américain Bobcat Goldthwait.
Un planning chargé et même audacieux qu’on espère voir trouver son public dans nos salles comme en DVD.
Source : Potemkine (via DVDClassik.com)

Ouch Carax en DTV !!!
C’est dingue quand même, on lui avait donné le plus gros budget du cinoche français et maintenant il ne va même pas sortir en salles …
Croisons les doigts pour le coffret EPSTEIN pour qu’il voit le jour et surtout qu’il rencontre un public curieux et nombreux.
O_O yeeeaahhh pour le coffret Epstein, ça fait des lustres que je rêve de voir « les aventures de Robert Macaire » seul serial du cinéaste à l’ambiance pittoresque et majestueuse qui sent bon le XIXème siècle !! Gros gros big up à Potemkine !! (en espérant qu’ils pourront le sortir en entier, les 6 épisodes font un peu plus de 3h de souvenir)