Cinéma de Tonton
Le cinéma français a souvent été de manière réductrice divisé en deux catégories : d’un côté le cinéma d’Art, sous l’égide de la Nouvelle Vague d’une part, et de l’autre le cinéma d’exploitation appelé de manière très péjorative le Cinéma de Papa.
Pourtant, il serait bon de créer une troisième catégorie : le Cinéma de Tonton, que l’on pourrait placer entre les deux précédentes. Ce serait une sorte de cinéma de genre hexagonal atypique, fou, étrange, barré, intelligent, libre.
L’image de l’oncle, par rapport à celle du père s’est donc imposée dans notre esprit, et nous permet de réunir sous ce terme cet « autre cinéma français ».
Pari un peu fou peut-être, que nous faisons ici en réponse à une idée reçue qu’un tel cinéma n’existe pas chez nous. Nous allons tenter de le prouver et d’en parler dans cette rubrique spécialement mise en place à cette occasion. Une liste détaillée de 100 films relativement rares s’apparentant à ce cinéma de tonton, va se créer au fur et à mesure de la mise en ligne de dossiers sur le sujet.
Les Films :
- Amer (Hélène Cattet, Bruno Forzanni, 2009)
- Le Bunker de la dernière rafale (Marc Caro, Jean Pierre Jeunet, 1981)
- Calmos (Bertrand Blier, 1976)
- Chronopolis (Piotr Kamler, 1982)
- D/s (Jacques Richard & Maîtresse Léïa, 2008)
- Demain les mômes (Jean Pourtalé, 1975)
- Le Dernier Combat (Luc Besson, 1982)
- Les Dimanches de ville d’Avray (Serge Bourguignon, 1962)
- Les Documents interdits (Jean-Teddy Filippe, 1989)
- Le Dossier 51 (Michel Deville, 1978)
- Dupont Lajoie (Yves Boisset, 1974)
- Enfoiré de président (Julien Fournet et Mathieu Sans, 2010)
- Lune froide (Patrick Bouchitey, 1991)
- Mais ne nous délivrez pas du mal (Joël Séria, 1971)
- Le Maître-nageur (Jean Louis Trintignant, 1978)
- Les Maîtres du temps (René Laloux, 1981)
- Marie Poupée (Joël Séria, 1976)
- Marquis (Henri Xohnnieux, 1989)
- La Métamorphose des Cloportes (Pierre Granier Deferre, 1965)
- Non-Film (Quentin Dupieux, 2001)
- Paris Interdit (Jean Louis Van Belle, 1969)
- La Planète sauvage (René Laloux, 1973)
- Le Sucre (Jacques Rouffio, 1978)
- Traitement de choc (Alain Jessua, 1973)
- La Traque (Serge Leroy, 1975)
- Une Journée Bien Remplie (Jean Louis Trintignant, 1972)
- La Vie à l’envers (Alain Jessua, 1963)
Les Dossiers :
- 01. Le cinéma de genre au cinéma : une aberration ?
- 02. Cinéma de genre français : une solution ?
- 03. Cinéma de genre français : l’offensive
- Jean Louis Trintignant, réalisateur
- René Laloux, le maître de l’animation
Les Interviews vidéos :
- L’interview de Quentin Dupieux
- L’interview de Mario Mercier
- L’interview de Gérard Kikoïne
- L’interview de François Gaillard et Aurélie Godefroy (Blackaria)
- Jan Kounen avant Dobermann, l’interview du réalisateur à propos de ses courts métrages
